Vous êtes sur le S.O.U.L.MAG, la revue de la nuit de S.O.U.L. Montréal. Ceci est un texte de Costa, « Le Danseur », sur une expérience vécue sur le plancher de danse. Si vous y étiez, ou si vous avez des choses à nous dire sur le sujet, partagez-les avec nous dans S.O.U.L.MEMORY, plus bas.

L’esprit d’une vie underground
Texte fondateur
Les bénéfices de l’application des valeurs de la nuit ne s’achètent pas. Ils se gagnent par le mérite.
Aujourd’hui, avec Grace, j’ai réussi à mettre en mots — de plus en plus clairement — la raison et les étages du pourquoi et du comment. Ça m’a permis de ne pas reculer et de l’exprimer, même si je suis encore très dedans. Ce n’est pas enregistré, mais au moins, ça a traversé mon esprit.
Et tout ça, pourquoi ?
Parce qu’il faut y répondre. Et l’expliquer, notamment sur le site web.
Ça m’a rappelé qu’il faut dire aux gens, avant tout, ce qu’est SOUL.
Ce n’est pas seulement un code éthique.
Ce n’est pas seulement une action contre les inconduites.
L’esprit d’une vie underground, c’est d’abord la façon dont tu te sens.
C’est ce moment extraordinaire et intime où tout devient juste : abandonné dans la musique, plongé dans la lumière, connecté aux gens autour de toi et à toi-même.
Ce n’est pas quelque chose que tu inventes. Ce n’est pas juste relié à toi.
Soudainement, tu te retrouves à un endroit, à un moment, dans un état où tu es toi, tu es eux, tu es nous, tu es vous. Tu es tout — tout comme tous — tout ça, tout à la fois.
Et ton « toi » ne compte plus, parce que tout compte pour toi.
Être SOUL, c’est ressentir profondément de l’empathie pour les gens avec qui tu es, et de la bienveillance — comme eux en ont pour toi. C’est cette innocence, cet état de confiance et de bien-être, sans méfiance, qui te permettent d’être en conscience et en confiance, sans douter, sans te protéger inutilement, pour accueillir bien plus que ta propre vérité, avec compassion, ouverture et amour.
Et ça te fait TELLEMENT de bien.
Tu ris, tu es drôle, tu as de l’esprit. Les hasards se succèdent. Tout arrive comme si tout était prévu. C’est magique.
C’est un peu tout ça, et pas tout à la fois.
C’est différent pour chacun, bien sûr. Mais, en bout de ligne, plus c’est personnel, plus c’est universel. Nous sommes tous unis, parce que rien de tout cela n’arrive seul.
Le SOUL n’est ni gratuit ni fortuit.
Il n’est pas à prendre à la légère et ne peut réellement s’observer que dans des conditions très précises : environnementales, temporelles, ponctuelles, passagères.
Cet état émotionnel est réel. Et oui — gratitude à l’univers — il peut se poursuivre en dehors des planchers de danse et du monde underground.
Mais il trouve sa source sur les planchers de danse. Il se manifeste d’abord dans ces moments magiques, à la croisée de l’état d’être, des rencontres, de l’intuition et de ce sentiment profond de connexion.
C’est cet état de connexion à soi, à son âme et à tout l’univers, qui constitue l’esprit d’une vie underground.
Et c’est au nom de cet état d’esprit — intime, émotionnel, tellement précieux — qu’il vaut la peine d’instaurer, de nommer et de protéger des comportements et des valeurs qui encouragent la bonne conduite, et qui préviennent les situations ou attitudes pouvant aller à l’encontre de ce bien-être qui n’a pas de prix.
Il ne s’achète pas. Il se mérite.
L’esprit d’une vie underground — le SOUL — ne se cultive qu’en posant, à la base, de bonnes valeurs, et en encourageant des comportements fondés sur une éthique sociale de la nuit à laquelle on s’identifie, qui nous ressemble et qui nous rassemble.
C’est pour cela que SOUL n’est ni une compagnie, ni une marque de commerce, ni un lieu, ni une organisation lucrative.
C’est une idée.
C’est une éthique sociale enracinée dans une culture consensuelle.
Ce sont des valeurs qui ont de la valeur.
Car tout ce que vous investissez — en temps, en argent, en énergie — pour libérer du temps afin d’aller danser et vivre des expériences incroyables, devenues trop rares à cause de tous ces irritants qui peuvent envahir une soirée… tout ce temps, cet amour et cette joie valent de l’or.
C’est en ce sens que le concept de SOUL offre des repères et un système identitaire auxquels il est plus facile de s’identifier : gratuit, accessible, disponible et ouvert à tous les organisateurs événementiels, et plus largement à toutes les personnes qui souhaitent rehausser le niveau de conscience et de bienveillance de leurs événements — pour en tirer des bénéfices concrets, qui peuvent éventuellement se traduire économiquement.
À l’inverse, les comportements toxiques qui brisent le consentement ruinent la valeur des soirées et des moments privés.
Il faut plus que les chasser.
Il faut encourager activement la bonne conduite pour dissoudre la noirceur dans la lumière.
FINEt vous ?
Qu’est-ce que ce texte vous inspire ? Qu’est-ce qu’il vous a fait vivre ?
Vous y étiez ? Déposez votre histoire dans S.O.U.L.MEMORY, en nommant ce texte pour qu’on sache à quoi vous répondez.
Ce qu’on en fait
Votre texte sera lu par notre comité. Peut-être sera-t-il conservé, relié à d’autres, publié un jour. Peut-être jamais. Vous choisissez comment être identifié·e.
